Logo APMH

Liste des articles parus dans la lettre :

Mon médecin est un artiste,

Photo de l\'auteur
par Isabelle Rossi
( Présidente de l'APMH)


Spécialité de l'article : Historique et divers

Parution du 2009-05-01   pour la lettre n° 52

                 Le 28 mars dernier, l’APMH a été invitée au Symposium de la Médecine Homéopathique dont le thème était : « L’art Médical. Face aux défis du présent, redéfinir l’art et l’acte médical peut-il sauver la médecine malade ? »
   Pour illustrer ce qu’attendent les patients de leur médecin artiste, j’ai commencé mon intervention en racontant une expérience qu’a vécu récemment un jeune couple de parents et qui, à mes yeux, fait état de la médecine du 21° siècle.
      Leur petite fille, Anne,ne réagit pas à bruit violent causé par son grand frère. Ils consultent un ORL, qui, suspectant une surdité, les envoie chez une spécialiste des enfants sourds. Cette dernière, pensant être en face d’un cas de surdité profonde, les adresse au « grand spécialiste » à l’hôpital... Le tout s’est déroulé sur deux mois d’angoisse, riches en examens de plus en plus sophistiqués et, bien sûr, de plus en plus onéreux… jusqu’à ce qu’un « externe » du service hospitalier, s’excusant de faire une nouvelle fois des examens à ce bout de chou, sorte de sa poche un petit otoscope, et découvre des oreilles tout simplement bouchées par des « croûtes de lait ». Une fois ses oreilles nettoyées, la petite se mit à entendre parfaitement bien !
Où sont passé nos médecins, qui osaient faire un diagnostic sans se cacher derrière des pléthores d’examens tous plus sophistiqués et onéreux les uns que les autres ? Des médecins que l’on n’avait même pas besoin d’appeler « généralistes » car, de fait, ils soignaient, d’une part toute la famille, d’autre part bien évidement l’intégralité de la personne.


     Les patients, en ce début de 21ème siècle ont besoin de médecins qui, en plus de leurs connaissances scientifiques et de leurs techniques possèdent l’art de guérir les personnes dans le respect de ce que disait Samuel Hahnemann :«On ne peut isoler la maladie de l’histoire du patient &r


Cahiers de biothérapieA

Cahiers de biothérapieA

aquo; (6ème édition de l’Organon).
Nous attendons de notre médecin artiste :
-Qu’il prenne son temps pour nous interroger, pour connaître nos habitudes, notre entourage, notre famille pour nous percevoir dans notre globalité, car nous revendiquons notre unicité. Ce qui signifie qu’il cherche à connaître non seulement nos symptômes physiques mais aussi nos caractéristiques psychiques et morales. Nous ne voulons plus être soignés en « pièces détachées ».

  • Qu’il fasse preuve de bon sens, c'est-à-dire qu’il procède par élimination des pathologies les plus simples aux plus graves, voir dramatiques.
  • Qu’en première intention il essaye des traitements « doux » c'est-à-dire le moins agressif possible. Nous sommes tous conscients que les progrès de la médecine sont une chance inespérée pour l’avenir de l’Homme, mais qu’il n’est jamais inoffensif de s’acharner avec des antibios ou autres cortisones. Ils sont à garder pour les cas extrêmes ou aucun autre traitement n’est efficace.

      Notre « médecin artiste » saura nous mettre en confiance et nous orienter vers un spécialiste le cas échéant pour soigner des pathologies importantes, tout en continuant à nous accompagner pour que nous soyons aptes à supporter des thérapies agressives (comme les chimios pour traiter les cancers)
En bref, nous voulons des médecins humanistes et non des techniciens de la santé.Il n’est pas question de regretter éternellement le passé, mais en cette période de crise, « de rupture » il est temps de réinventer une nouvelle médecine basée sur la confiance entre praticien et patient, sur un équilibre entre bien -être et confort, et aussi sur un bon rapport coût-efficacité. Il serait complètement utopique de penser que l’état-providence pourra prendre en charge éternellement, et quel qu’en soit le prix, les dépenses de santé. Je vous laisse imaginer ce qu’a pu coûter l’épisode de la surdité de la petite Anne.


      Ceci m’amène à remercier les nombreux adhérents qui ont répondu à l’enquête 


Cahiers de Biothérapie - N°218 - 10/09c

Cahiers de Biothérapie - N°218 - 10/09c

sur les remboursements. Il en ressort les points suivants:

  • Il est de plus en plus difficile de trouver de vrais médecins homéopathes, du fait de la disparition du secteur 2. Les jeunes médecins en secteur 1 ne peuvent vivre qu’à raison de 4 ou 5 patients à l’heure, ce qui ne permet pas d’assurer une consultation homéopathique digne de ce nom. Sachant que les personnes se soignant par l’homéopathie consultent en moyenne 2 ou 3 fois l’an, les autres plusieurs fois par mois, il serait cohérent de favoriser les consultations longues et efficaces. À nous de faire comprendre aux autorités compétentes le besoin d’une « consultation homéo » de qualité.
  • Ils comptent aussi sur nous pour essayer de faire stopper auprès des pouvoirs publics le « déremboursement » des médicaments homéopathiques. Médicaments efficaces, sans contre-indication et à moindre coût économique. (Ne pas oublier qu’avec les 0.5€ le remboursement d’un tube est de 0.13 €!).
  • Ils nous demandent également, d’intervenir auprès des laboratoires homéopathiques pour que ceux-ci n’augmentent pas de façon inconsidérée les médicaments « déremboursés » comme c’est le cas actuellement. Il est intéressant de savoir qu’un tube « remboursé » est vendu par le laboratoire 1€ HT au pharmacien, qui, après avoir appliqué une TVA à 2% (soit 1,02€) le revend 1,81€. Ce prix n’a pas évolué depuis 1990, ce qui explique que les laboratoires se « rattrapent » sur les tubes non remboursés. Ces derniers sont vendus 2.66 € HT, soit plus du double. La TVA passe à 5.5% (2,80€) et le pharmacien est libre de pratiquer le coefficient de son choix. Le même tube peut donc être vendu entre 3.50€ et 6.50€ !(bien cibler, la pharmacie où aller !)


        Si toutes ces conditions ne sont pas rassemblées, la médecine homéopathique ne sera plus accessible qu’à une certaine classe de la population…et verra son avenir largement compromis. Ce qui serait dommage, car pour nous, la médecine homéopathique, plus qu’une thérapie, est un « ART DE VIVRE ».
Cahiers de biothérapie - n°218 - 10/09b

Cahiers de biothérapie - n°218 - 10/09b

Logo cake

Valid XHTML 1.0 Strict

Administration

Association pour la Promotion de la Médecine Homéopathique
23B rue Bourget 69009 Lyon
Tel : 06 89 28 33 20
courriel : apmh.asso@orange.fr
Association régie par la loi 1901 - déclaration N°W691069632 - ISSN: 1969-3109