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C’est moi ou mes hormones ?

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par Bérengère Arnal
( Docteur , Gynécologue, Bordeaux )


Spécialité de l'article : Gynécologie

Parution du 2014-10-29   pour la lettre n° 73

Le syndrome prémenstruel, SPM, est un ensemble de manifestations physiques et psychiques rythmées par le cycle, apparaissant avant les règles et cédant au moment des règles.
Les causes du SPM sont multifactorielles avec plus particulièrement des liens avec les évènements psychoaffectifs qui jalonnent le cours de la vie des femmes (divorce, deuil, accident, choc psychologique…) et le retentissement hormonal qui en découle. D’autres facteurs peuvent être mis en cause, par exemple, une alimentation déséquilibrée, l’absence d’activité physiques, le tabac, l’alcool, le manque de sommeil, … et même la lune !
 
Il peut être plus handicapant pour certaines femmes déjà affectées par d’autres problématiques physiques ou psychiques. L’histoire émotionnelle et hormonale de chacune, le vécu du quotidien, la capacité à gérer le « stress » influent sur le déroulement du SPM. Ceci explique qu’un même traitement convienne à l’une et pas à l’autre et que d’un cycle à l’autre le ressenti puisse être différent… C’est dire parfois la difficulté à traiter ce syndrome.
 
il existe deux situations physiologiques dans la vie des femmes, la puberté et la pré-ménopause, où le déséquilibre hormonal en faveur d’une dominance en œstrogènes peut souvent entrainer ou aggraver le syndrome prémenstruel.
A la puberté, la jeune fille vit ses premiers cycles dans un déséquilibre hormonal physiologique puisque dans un premier temps les ovaires ne vont secréter que des œstrogènes. A la pré-ménopause c’est la progestérone qui cesse en premier progressivement d’être sécrétée. Ceci met la jeune fille et la femme en pré-ménopause dans une même situation de dominance vraie par manque de sécrétion en progestérone.

Tous les événements de la vie gynécologique sont susceptibles eux aussi de déclencher ou majorer un SPM : accouchement, dépression du post-partum, chirurgie gynécologique, fausse couche, avortement, grossesse extra-utérine, endométriose, kystes ovariens, infection génitale, etc.
Le tabac, l’alcool, le café, le manque de sommeil, l’absence d’activité physique, une nutrition déséquilibrée, l’obésité, la maladie, des conflits, le stress (chocs psychologiques, affectifs, accident de la route, deuil, …) sont également des facteurs de risque du SPM.
 
Le déficit en magnésium semble commun à presque toutes les formes de SPM. Le magnésium par son action directe sur les neuromédiateurs et sur le métabolisme des acides gras, peut effectivement constituer le premier traitement à mettre en place. Il fonctionne en duo obligatoire avec la vitamine B6.
 
Je n’utilise que très rarement les traitements conventionnels dans le SPM, et qu’en cas d’échec des multiples thérapeutiques naturelles que j’ai à ma disposition. Dans ces cas, je peux tout à fait associer thérapeutiques conventionnelles et non conventionnelles afin de diminuer les effets secondaires des premières.
 
Toutes les thérapeutiques naturelles peuvent être proposées face à un SPM. Elles entrent dans le cadre d’une prise en charge globale : amélioration de la gestion des stress, rééquilibrage hormonal, drainage, traitement des circulations…
 
L’homéopathie, seule ou associée à la phytothérapie, a toute sa place dans le traitement du SPM. Un traitement des symptômes, avec ou sans traitement du terrain, associe des souches hormonales diluées, dynamisées (comme Folliculinum, Luteinum ou Progesteronum), à des souches plus ciblées.

 
La phytothérapie utilise les plantes sous diverses formes, à dose pondérale pour traiter le SPM. On associe selon les cas :

des plantes hormonales selon le type de SPM : phyto-progestérones, anti-oestrogènes ; et plus rarement phyto-oestrogènes sur une courte durée dans le cycle

  • des acides gras poly-insaturés ; oméga 6 (onagre, bourrache), oméga 3 (poissons)
  • des plantes sédatives s’il y a lieu d’aider la patiente à mieux gérer les stress
  • des plantes de drainage
  • des plantes circulatoires, capables d’améliorer les circulations artérielle, veineuse, capillaire et lymphatique
  • des plantes anti-inflammatoires, antalgiques, antihémorragiques etc… selon les besoins

En première intention, je recommande souvent un mixte de phytothérapie et d’homéopathie, la prise de magnésium-vitamine B6 ainsi que la correction des carences en vitamine D.

 Si vous n’avez jamais utilisé de traitements naturels, je vous propose par exemple, une de ces trois plantes à visée progestative (et douées d’autres propriétés intéressantes), le gattilier, l’alchémille, l’achillée millefeuille.
 
Le traitement du SPM est différent bien sûr si la femme est sous contraception hormonale ou pas. Sous pilule œstro-progestative ou micro- progestative ou sous stérilet hormonal, les symptômes décrits peuvent résulter soit d’une dominance en œstrogènes soit d’une dominance en progestérone.
 
En plus de conseils nutritionnels et d’hygiène de vie, je recommande la pratique régulière d’exercice physique. On sait que 30 minutes de pratique quotidienne, aident à réduire le stress et l’anxiété, ont une action bénéfique sur la sécrétion d’endorphines, molécules du plaisir et sur les neuromédiateurs. Les circulations veineuse et lymphatique sont améliorées. La transpiration permet l’élimination de diverses toxines.
Pratiquées régulièrement toutes les techniques de relaxation et de respiration consciente permettent une meilleure gestion des stress du quotidien, un recul nécessaire face aux émotions. Leurs bienfaits se ressentent rapidement : moins de symptômes et diminution de leur intensité jusqu’à disparition.
 
Le traitement doit être individualisé en fonction de la situation hormonale rencontrée et de l’état général physique et psychologique de la femme qui est en face de nous. 
Il existe autant de traitements que de syndromes prémenstruels et il existe autant de syndromes prémenstruels que de femmes. Chacune présente un dysfonctionnement qui lui est propre, en fonction de son histoire, tant au niveau de son vécu physique que psychique. Le traitement passe aussi par sa prise de conscience de la relation qui existe entre une mauvaise gestion des stress et l’instauration ou l’aggravation d’un syndrome prémenstruel. Les thérapeutiques naturelles sont efficaces et doivent être proposées avant de mettre en place des traitements hormonaux non dénués d’effets secondaires.

www.auseindesfemmes.com

Très touchée dans ma pratique quotidienne par la problématique du cancer du sein, j’ai fondé une association en mars 2007avec un certain nombre de mes patientes,  Au sein des femmes .
Cette association ne s’oppose pas à la politique de dépistage du cancer du sein mais souhaite l'affiner. Elle est dédiée tout particulièrement à la diffusion de l’information sur la prévention du cancer du sein et sur la possibilité d’accompagner les thérapeutiques lourdes que sont la chimiothérapie et la radiothérapie par les médecines alternatives et complémentaires en vue d’une meilleure tolérance (phytothérapie, homéopathie, acupuncture, auriculothérapie, nutrithérapie, oligothérapie...).
La prévention du cancer du sein doit s'envisager au niveau du collectif tant sur un plan national qu'international sur trois axes : l'alimentation, la problématique de l'excès des traitements hormonaux (pilules et traitements de ménopause), les xeno-oestrogènes de l'environnement.

Au sein des femmes informe les femmes atteintes d'un cancer du sein, dans le cadre d'une réflexion globale de santé en vue d'une restauration de leur équilibre physique et psychique et aussi d'une prévention des récidives et des métastases. L'association souhaite aussi diffuser auprès des médecins les moyens thérapeutiques naturels  de poursuivre le suivi gynécologique des femmes atteintes d'un cancer du sein (notamment les traitements de la pré-ménopause, de la ménopause...)

Au sein des femmes a une vocation internationale, le cancer du sein devenant un fléau pour toutes les femmes du monde. C'est ainsi que nous avons inauguré Au sein des femmes Japon en novembre 2008, en Belgique en octobre 2010, pays parmi les 27 de l'Europe détenant le plus haut taux de cancer du sein avant la France. Nous avons posé les premières pierres en Algérie en 2011. En cette année 2014, nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance d’Au sein des femmes Antilles (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et un jumelage avec Haïti est en cours.
Au sein des femmes métropole s’est jumelée en 2010 et 2012 avec deux associations marocaines et une association tunisienne.

Au sein des femmes est soutenue par un grand nombre de membres d'honneur dont 15 professeurs de faculté de médecine, de pharmacie et de sciences. Le Dr David Servan-Schreiber (1961-2011) et le Dr Thierry Janssen nous ont fait l’honneur de leur soutien.

Bérengère Arnal, présidente fondatrice, gynécologue-obstétricien, ex-responsable du diplôme universitaire de phytothérapie dans le cadre du DUMENAT, présidente fondatrice de l'AMPP, Association médicale pour la promotion de la phytothérapie.

Comment enrayer l’ « épidémie » des cancers du sein, Editions FX de Guibert, 2007, 3ème édition 2013, Pr Henri Joyeux, Dr Bérengère Arnal, (prix 2009 du livre de la Prévention, Association Médicale pour la Prévention Médicale)

Le cancer du sein, prévention et accompagnement par les médecines complémentaires, en cours de 2ème édition, Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier Editions Eyrolles, 2010

 Pour aller plus loin que la lecture de cet article nous ne pouvons que vous conseiller de lire le dernier livre de Bérangère Arnal

Si vous êtes l’une de ces millions de femmes qui, une fois par mois, ont la folle envie de verser toutes les larmes de leur corps, d’étrangler leur conjoint (qu’elles adorent), de jeter le pèse-personne par la fenêtre, alors il est urgent de lire ce livre.

Le Dr Bérengère Arnal va vous aider à reprendre le contrôle de ces insaisissables hormones, pour que vous ne soyez plus jamais leur jouet à cette période délicate de votre cycle ! Sans antidépresseur, sans anxiolytique, uniquement avec des méthodes naturelles qui respectent votre physiologie.

Vous découvrirez :
Pourquoi le stress aggrave vos symptômes et comment le contrôler
Pourquoi les traitements classiques (hormones, antidépresseurs, anti-inflammatoires…) ne sont pas satisfaisants à moyen et long terme
Les aliments qui font du bien et ceux qu’il vaut mieux éviter
Quels compléments alimentaires sont efficaces contre les maux de tête, l’irritabilité, les seins douloureux… et à quelles doses
Comment éviter la rétention d’eau

BONUS
4 programmes phyto-nutritionnels en fonction des symptômes prédominants

Avec l’ISBN, vous pouvez vous procurez ce livre chez votre libraire.


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