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Alimentation paléolithique et herbes sauvages

Photo de l\'auteur
par Caroline Calenduline
( Botaniste, herboriste, écrivain)


Spécialité de l'article : Paléo

Parution du 2015-12-12   pour la lettre n° 77

STAGE ALIMENTATION PALEOLITHIQUE
Skoura – Novembre 2015

Un soleil généreux dans une oasis lovée au pied des plus hauts sommets de l’Atlas ; des palmiers-dattiers, des oliviers, des grenadiers, des amandiers et de nombreuses plantes locales comestibles ; des animaux élevés en plein air et des produits frais locaux : c’est le cadre idéal offert par Skoura, et choisi par Isabelle Rossi pour organiser les séjours Alimentation paléolithique.
Pourquoi manger « paléo » ?
Le constat est simple : l’être humain a mangé du gibier et des plantes sauvages pendant 99,5 % de son histoire. En contrepartie, pendant les 0,5% restants, son alimentation a connu au moins deux vagues de changements majeurs : l’avènement de l’agriculture d’une part, avec l’introduction des céréales et des produits laitiers dans son alimentation et le remplacement du gibier par de la viande d’élevage, puis l’industrialisation de la nourriture d’autre part, avec l’introduction de substances que le corps humain ne connaît pas (substances chimiques issues des traitements, additifs divers et variés, et plus récemment OGM) et l’omniprésence du sucre raffiné et du sel.
Ces changements extrêmement rapides s’opposent à la lenteur des évolutions génétiques : il faut plusieurs dizaines de milliers d’années pour voir s’opérer des changements génétiques mineurs et plusieurs centaines de milliers d’années pour des évolutions majeures. L’homme du 21e siècle est donc programmé de la même manière que l’homme de Cro-magnon, alors que son alimentation a subi d’énormes bouleversements : son mode de vie n’est plus en adéquation avec sa programmation génétique.
Ce décalage n’est pas sans conséquences : d’après S. Boyd Eaton, père du régime paléolithique, puis de nombreux médecins et chercheurs (voir les articles par exemple de Dr Pelouze), il s’ensuit une myriade de problèmes de santé, dont les fameuses maladies dites « de civilisation », chroniques et apparemment incurables, ainsi que de nombreux cas de surcharge pondérale.
 
Séjour « paléo » : une expérience théorique et pratique
La bonne surprise pour tous les participants au séjour, c’est que le « régime » paléo n’est pas un régime au sens classique du terme. Tous les stagiaires sont étonnés de réaliser qu’ils n’ont PAS faim entre les repas : finis les coups de pompe de fin de matinée, les fringales en cours d’après-midi.
Les choix alimentaires portent sur des aliments sains, non transformés, le plus proches possibles de ce que nos ancêtres paléolithiques consommaient : on parle pour cette raison de « régime ancestral ». Le petit-déjeuner est consistant, les légumes, les fruits et les protéines contenant du « bon » gras (viande d’animaux élevés en plein air, poisson sauvage, œufs bio) sont au menu. Le cru (y compris jus de légumes et graines germées) et les cuissons douces sont à l’honneur, afin de conserver au maximum les qualités nutritives des aliments.
Afin que chacun reparte avec tous les outils pour continuer à s’alimenter de cette manière, les intervenants allient théorie et pratique : entre diaporamas, sorties sur le terrain et ateliers cuisine, les stagiaires découvrent et expérimentent les concepts de cette alimentation. Qu’est-ce que le régime ancestral, que sait-on de l’alimentation de nos ancêtres, que mange-t-on en « paléo », comment cuisine-t-on, qu’évite-t-on de manger ?
Plantes sauvages locales et alimentation haute vitalité
Parce que l’alimentation ancestrale ne pouvait être que locale et était extrêmement riche en nutriments de qualité, l’accent est volontairement mis tout au long du séjour sur les plantes locales et spontanées et sur l’alimentation haute vitalité (graines germées, diététique chinoise), grâce à la présence de Caroline – « Calenduline » et de Rajâa Chbani.

Plus de photos pour cet article sur le site http://apmh.asso.fr
Formée au Collège Pratique d’Ethnobotanique de François Couplan, co-auteure du Petit  Traité Rustica des Plantes Sauvages Comestibles et directrice éditoriale des Cahiers Pratiques et Sauvages du collectif l’Aventure au Coin du Bois, Calenduline fait découvrir aux participants les plantes locales, qui sont cueillies et cuisinées dans des plats à la fois surprenants, nutritifs et délicieux.
Tout le monde peut ainsi goûter et apprécier les tomates farcies aux griffes de sorcière et à l’arroche maritime, la mousse de chénopode et de feuilles de bourrache, les salades fleuries, les soupes épaissies aux feuilles de roses trémières, le jus de cynorhodons, ou encore les préparations toujours traditionnelles à Skoura, à base de mauve et de luzerne.

Pharmacienne et diététicienne « alimentation haute-vitalité », Rajâa Chbani dévoile les secrets des graines germées, dans des préparations salées ou sucrées -les fruits secs fourrés aux graines germées ayant fait une très forte impression. Elle insiste également sur l’esthétique, le choix des couleurs et des saveurs et la présence de fleurs, pour nourrir nos corps éthériques.


Activité physique et détente
Nos ancêtres étaient nomades et vivaient en plein air : l’exercice physique fait donc aussi partie du programme. Promenade en vélo dans la palmeraie avant le petit-déjeuner ou éveil musculaire plus doux grâce aux séances de yoga ou de qi gong de Rajâa, il y en a pour tous les goûts. Et parce que le mode de vie paléo rime aussi avec plaisir et baisse du niveau de stress, un massage intégral est proposé à chaque participant, ainsi qu’une matinée au fameux Souk du lundi matin, haut lieu de rendez-vous de la vie skourie. Les soirées sont agrémentées d’une programmation cinématographique de qualité, orientée autour de la vie et de la culture locale. En fin de séjour, c’est même la fête, avec une soirée berbère, au son des darboukas et flûtes de jeunes Skouris talentueux.
Les paramètres de chacun sont enregistrés en début de séjour (poids, masse musculaire, pourcentage d’eau et de graisse), puis en fin de séjour, ce qui permet de mesurer l’efficacité du régime. La surprise est générale lorsque les participants s’aperçoivent qu’en quelques jours seulement, ils ont perdu du poids sans jamais avoir faim ou avoir l’impression de se priver : tous sont motivés pour continuer l’expérience chez eux !


Pour découvrir l’alimentation « paléo » et/ou les plantes sauvages :
Le prochain stage Alimentation « paléo » se déroulera à Skoura (40 km d’Ouarzazate, Maroc), du 3 au 10 avril 2016.
Prochaine journée découverte et cuisine des plantes sauvages à Lyon : le samedi 19 mars 2016

Tomates farcies aux griffes de sorcière et à l’arroche maritime (pour 9 parts)
500 g de griffes de sorcières (Carpobrotus edulis) , 1 saladier (taille moyenne) d’arroche maritime (Atriplex halimus), 9 grosses tomates + 3 tomates moyennes, 1 gros oignon, 8 gousses d’ail, 3 œufs, Huile d’olive, Romarin, sel, poivre, un fromage de chèvre (ou de brebis)
Vider les tomates, réserver la pulpe ; laver les plantes et les hacher fin au couteau.
Dans une poêle, faire revenir dans de l’huile d’olive les oignons ciselés et l’ail écrasé. Ajouter la pulpe des tomates évidées ; saler et laisser réduire. En fin de cuisson, ajouter le romarin ciselé, les œufs battus ; rectifier l’assaisonnement.
Disposer les tomates dans un plat allant au four ; les remplir avec la farce. Déposer au sommet de chacune d’entre elle un peu de fromage de chèvre.
Ecraser les petites tomates et verser le jus sur et autour des tomates farcies.
Enfourner à 160°C : laisser cuire doucement plusieurs heures.
Bon appétit

Informations, publications, journées sur les plantes sauvages et leurs utilisations : www.laventureaucoindubois.org


Herbe sauvage

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