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La Maladie de Lyme

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par Bénédicte Goudard
( Médecin homéopathe)


Spécialité de l'article : Maladies infectieuses

Parution du 2016-06-12   pour la lettre n° 79

Introduction
La maladie de Lyme est une borréliose, prédominant dans l’hémisphère Nord. En France, elle est plus fréquente en Alsace. Cette maladie infectieuse a été décrite pour la première fois à Lyme dans le Connecticut en 1975. Elle est transmise essentiellement par les tiques.
 
Cette maladie présente une grande diversité de manifestations cliniques, notamment parce qu’au moins 4 espèces de Borrelies différentes en sont à l’origine. La plus connue est Borrelia burgdoferi.
L‘homéopathe classe d’emblée cette infection comme appartenant au miasme syphilitique, et mêmes certains allopathes appellent la borréliose « la grande simulatrice », en référence au surnom de la syphilis au 19ème siècle.
Le spirochète de la Borreliose

Description sommaire

La contamination a lieu plus particulièrement d’avril à novembre, suite à une piqûre de tique, par exemple lors d’une promenade en forêt. La maladie évolue classiquement en 3 phases, la première pouvant passer inaperçue. L’incubation dure de 3 à 30 jours.

Lors de la première phase, un érythème chronique migrant peut apparaître. Il s’agit d’une petite tache rouge centrée autour du point de piqûre, d’extension croissante, pouvant atteindre 20 à 30 cm, parfois accompagnée d’un état grippal. Il ne démange pas, n’est pas douloureux. La sérologie n’est pas recommandée à ce stade, car le plus souvent négative. Un ganglion satellite de l’infection peut être présent.

Erythème migrant

Ce stade passe parfois inaperçu.
La deuxième phase correspond à la dissémination de la maladie. Les manifestations apparaissent quelques semaines à quelques mois plus tard. Des érythèmes migrants multiples en sont le signe le plus superficiel et de diagnostic le plus facile. Une atteinte articulaire du genou isolée peut se manifester, parfois des signes plus graves comme des manifestations neurologiques (méningoradiculite, paralysie faciale, méningite isolée, myélite aiguë), ou cutanée (lymphocytome borrélien, souvent sur l’oreille). Rarement le cœur peut être touché avec une myocardite, des troubles de la conduction cardiaque. Une sérologie peut faire le diagnostic à ce stade, mais la fiabilité est médiocre. Aussi, en cas de doute, les infectiologues prescrivent un traitement antibiotique d’épreuve.

Le troisième stade correspond à une phase chronique de la maladie, et apparait uniquement s’il n’y a pas eu de traitement antibiotique préalable (ou homéopathique efficace). Il survient plusieurs mois ou années après la piqûre de tique et est caractérisé par des manifestations articulaires ou cutanées (acrodermatite chronique atrophiante) ou neurologiques spécifiques rares (encéphalomyélite). Dans certains cas, cette maladie a une atteinte psycho motrice (asthénie, troubles neuro psychiatriques, etc…)

Le syndrome post Lyme peut apparaître chez un patient correctement traité par antibiotique. Plus de 800 symptômes sont recensés ! Bien sûr, l’ensemble des symptômes n’est pas présent systématiquement chez les patients, et les plaintes les plus fréquentes sont des douleurs chroniques. Ce syndrome correspond à l’association d’une asthénie, d’algies diffuses et de plaintes cognitives (troubles de la mémoire et de l’attention). C’est celui qui fait le plus parler de lui actuellement.

Les problématiques de la maladie

Une maladie sous-estimée
Cette maladie infectieuse est en nette recrudescence ces dernières années, et certains patients ont clairement été négligés. Le diagnostic est très délicat du fait du tableau clinique polymorphe et la fiabilité médiocre des sérologies. Les faux positifs comme les faux négatifs semblent monnaie courante. 85 000 cas Européens sont déclarés par les Francais contre 1 million pour le pays par l’Allemagne. Cela résume toute la difficulté du diagnostic !
Sur le plan allopathique pur, l’antibiothérapie semble efficace aux tout premiers stades de la maladie, puis moins efficace à mesure du développement de la maladie.

Des cas de co-infection et des liens avec certaines maladies auto immunes
Il n’est pas rare que le patient soit infecté en même temps par une autre maladie infectieuse type rickettsiose, fièvre Q. Par ailleurs, il semble exister des réactions immunitaires croisées entre certaines maladies auto immunes comme le lupus, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques… Certains professeurs de médecine recommandent un traitement antibiotique d’épreuve en cas de doute. Si les antibiotiques ne font rien, alors la maladie inflammatoire est réellement auto immune.

Prévention de la maladie
Lorsque vous vous trouvez dans des lieux potentiellement infectés par les tiques, il est nécessaire d’examiner soigneusement toutes les parties exposées du corps, surtout chez les enfants après la balade, ou régulièrement si vous vivez dans une zone à risque. La tique se retire avec un instrument spécifique que l’on trouve en pharmacie, le tire tique, la désinfection a lieu APRES avoir enlevé l’insecte. Le traitement antibiotique n’est pas systématique, mais il est important de surveiller la peau dans les 4 semaines, et de signaler au médecin la moindre rougeur apparaissant par la suite, même minime.
           
En Homéopathie
Bien sûr, le traitement homéopathique de cette maladie, quelle que soit la phase, repose sur l’individualisation de l’ensemble des symptômes. Si le médicament n’est pas adapté, il ne fonctionnera pas. A la phase de piqûre, le remède pourra être un remède « passe-partout » tel que décrit ci-dessous, mais plus la maladie progresse, plus le similimum est nécessaire, car il correspond à un médicament plus profondément indiqué chez la personne.

Au stade de la piqûre :

Ledum palustre est indiqué en première intention ou en préventif surtout si la peau atteinte est froide, qu’il existe éventuellement une douleur piquante, lancinante, aggravée par le mouvement. Des pétéchies peuvent se voir autour du point de piqûre. Ce n’est pas le médicament universel de la maladie de Lyme, même s’il a déjà guéri certains cas. Si ce médicament est efficace sur la manifestation locale, c’est à dire qu’on observe la disparition complète des symptômes en quelques prises, sur 2/3 jours, sans modification de l’état général, alors vous n’avez presque aucun risque de voir la maladie évoluer         
Urtica urens ne paraît que peu pertinent, même s’il est un remède classique des piqûres d’insectes. Eventuellement si le rash initial démange, on peut le prescrire en première intention.
Anthracinum est indiqué si le point de piqûre est noir, nécrotique, avec une douleur brûlante.
Arnica associera à la piqûre des courbatures, l’aversion à être approché, et le « laissez-moi tranquille, tout va bien! » classique…
La piqûre requérant Apis mellifica sera chaude, œdématiée, rosée, aggravée par la chaleur.

Aux stades 2 et 3 de la maladie, le médicament homéopathique nécessaire correspondra systématiquement au médicament du patient, antisyphilitique ou antipsorique, même si Ledum, Anthracinum, Apis peuvent être parfois indiqués.

Analyse succincte avec l’œil de l’homéopathe

La maladie de Lyme appartient au miasme syphilitique. Cela signifie que les personnes attrapant la maladie de Lyme sont porteuses de ce miasme. Le miasme syphilitique est acquis par l’hérédité ou sexuellement transmissible. Un miasme correspond, pour faire très simple, à une empreinte énergétique laissée sur l’organisme, qui déterminera sa manière de tomber malade. Certains vaccins, médicaments allopathiques, intoxications vraies aux métaux lourds peuvent accentuer une prédisposition syphilitique.
Les personnes avec une prédisposition syphilitique active tomberont malades préférentiellement au niveau des os, du cœur et des gros vaisseaux, ou présenteront une atteinte psycho-neurologique. En général, ce sont des personnes très actives, brillantes, qui s’effondrent brutalement au cours de leur vie, sur un plan physique ou psychique. Plus le miasme syphilitique est actif chez un patient donné, avec un niveau de santé altéré, plus il risque de présenter une phase tertiaire de la maladie de Lyme, et surtout un syndrome post Lyme.

Concrètement, au cabinet médical, de plus en plus de patients nous arrivent avec une fatigue chronique, des troubles mal étiquetés, en étant persuadés qu’il s’agit d’une maladie de Lyme. Certains multiplient les cures d’antibiothérapie, les prolongeant parfois sur l’année. Ils se sentent légèrement mieux sur le coup, puis leur état se dégrade encore davantage.

De nombreuses maladies sont reléguées à des tableaux vagues par la médecine à l’heure actuelle, par méconnaissance, du fait de la dégradation de l’état de santé de nos contemporains. Les tableaux cliniques ont évolué avec l’histoire, les types de maladies aussi, et pas seulement à cause de l’environnement. La dégradation générale de l’état de santé de la population (même si l’espérance de vie reste encore très élevée) que nous pouvons, en tant qu’homéopathe, mesurer tous les jours, entraîne une diminution des symptômes clairs d’une maladie, très vite perceptible pour l’homéopathe, mais désormais apparent pour les allopathes également. De nos jours, les personnes âgées présentent souvent des pathologies multiples, frustes, dont le diagnostic est beaucoup plus difficile.

La maladie de Lyme se trouve à l’articulation des maladies aigues (qui durent peu) et des maladies chroniques (de longue durée). La subtile hypothèse infectieuse/parasitologique d’Hahnemann comme étant à l’origine des maladies chroniques se vérifie une fois encore dans le cas de cette maladie. Hahnemann écrit notamment dans l’Organon que la suppression d’une maladie violente, aiguë, est parfois à l’origine des psychoses. Il est probable que de nombreuses maladies infectieuses à bas bruit soient vectrices de tous ces nouveaux problèmes de fatigue chronique, troubles du comportement, et pas seulement la maladie de Lyme. Le champ de recherche de l’implication des maladies infectieuses dans les maladies chroniques est en plein essor. Le Pr Montagnier a prétendu un temps amèliorer des enfants autistes avec des antibiotiques. De même, en psychiatrie, des schizophrènes ont été améliorés par des antibiotiques. Je n’ai pas le sentiment que les résultats tiennent dans la durée, sinon nous en serions déjà informés. A mon sens, et pour le bien de tous, seule l’homéopathie pourra guérir ce genre de cas, sur le long terme. Une prise d’antibiotiques péjore le pronostic, car elle augmente le temps nécessaire à une complète guérison homéopathique.

Planète Homéo est un site regroupant des pages d’information sur l’homéopathie, des textes de nos Maîtres, un forum où professionnels et particuliers peuvent échanger sur l’homéopathie classique Hahnemannienne, et une école de formation à cette même homéopathie.

Etant tous passionnés, voire « déjantés » d’homéopathie, nous croyons qu’il est important de se former sur des bases extrêmement rigoureuses pour être bon prescripteur. Nos cas guéris sont la meilleure publicité pour l’homéopathie, tous nos échecs parlent contre nous. Sans concession, avec son outrance caractéristique mais très pédagogique finalement, le Dr Broussalian présente environ 400 heures de cours par internet, à répartir sur 3 ans. Le coin des étudiants sur le forum participe à l’entraide et l’émulation collective, et constitue un support pour une auto évaluation régulière. L’objectif est de parvenir à se délecter de l’Organon, de s’émerveiller devant le tableau des miasmes et leur application dans la pratique, tirée des Maladies Chroniques, le tout illustré par des cas cliniques. Une fois la méthodologie bien assimilée, les principaux médicaments de la matière médicale homéopathique, réexaminés à l’aune de ces connaissances, posent les fondements d’une pratique immédiate et gratifiante.  Un peu de dose liquide, de répertoire, et hop ! La première fournée d’homéopathes issus de cette école est terriblement efficace et motivée !


spirochète de la Borreliose

spirochète de la Borreliose

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