Logo APMH
Liste des articles parus dans la lettre de l'APMH:

De la médecine quantique à la musique thérapeutique

photo de l'auteur
par Marc Henry
( Professeur Spécialiste de l’eau et de la physique quantique)


Spécialité de l'article : Généraliste

Parution du 20/07/2023   pour la lettre n° 108


La médecine est-elle une science ? Depuis un peu plus de 3 ans la question me taraude. Car, je connais bien la science pour l’avoir pratiquée au plus haut niveau pendant près de 40 ans. Et, ce qui s’est passé ces trois dernières années me démontre sans aucune ambiguïté que la médecine d’aujourd’hui n’a vraiment rien de scientifique. Par contre, elle est très clairement d’une très haute technicité car totalement hypnotisée par la technologie. En effet, il convient de ne pas oublier que sans la science, il ne peut y avoir de technologie. Mais, la science peut très bien exister en l’absence de toute technologie. C’est pour cette raison précise qu’il convient de ne pas mélanger les deux concepts puisque la science est par définition humaine, alors que la technologie s’avère très souvent inhumaine.
Or, nous assistons aujourd’hui à un délire technologique qui se revendique être de nature scientifique, alors qu’il est clairement inhumain et donc non scientifique par essence. L’humanité saura-t-elle sortir de cette ornière redoutable ? Car, c’est bien sa survie en tant qu’espèce qui est en jeu. Peu de personnes s’en rendent compte, car une autre facette de notre monde actuel est l’utilisation systématique du mensonge et de la désinformation à tous les niveaux. Or, si la technologie permet de mentir effrontément et avec une apparence de crédibilité, la science, elle est totalement incapable de mentir. Car, depuis Galilée, toute théorie, aussi belle soit-elle, est abandonnée sans état d’âme à partir du moment où il n’existe ne serait-ce qu’une seule contradiction avec l’expérience, c’est-à-dire le réel.  
    
Dans ce petit billet, je vais tenter de démontrer que la médecine est plus un art qu’une science. Un premier indice nous est fourni par le fait que si la science est très limitée, en raison de cette exigence de coller à l’expérience, l’art est, pour sa part, illimité. Pour un artiste rien n’est impossible. Et, cela devrait être de même pour tout médecin. Car, la vie est capable de produire des êtres extrêmement sophistiqués capables de tout, à condition de bien prendre en compte toute la biodiversité et de ne pas se limiter uniquement à l’espèce humaine. Un deuxième indice nous est fourni par la science lorsqu’on la réduit à sa plus simple expression. Disons que parmi toutes les notions scientifiques, une seule permet de décrire l’univers dans sa formulation la plus simple et donc la plus fondamentale. Je veux parler ici de la notion de spin, appelé aussi « moment cinétique intrinsèque ». L’idée est ici que tout phénomène peut se ramener en dernière analyse à un jeu entre des entités pouvant être dénombrées au moyen de nombres entiers. D’où le terme de « physique quantique » puisque dans la langue grecque, le mot « physis » fait référence à la Nature et que dans la langue latine, le mot « quantum » signifie « combien ». Et, cette physique quantique nous apprend que chaque entité peut pivoter sur elle-même pour acquérir un spin [1]. Bref, la physique quantique clame qu’il n’existe que deux entités fondamentales pour décrire tout phénomène naturel. Les fermions, d’un côté, qui se caractérisent par le fait que leur spin ne peut prendre que des valeurs demi-entières non nulles : ½, 3/2, 5/2, … avec comme facteur d’échelle la constante réduite de Planck ħ = h/2π, ayant une valeur proche de 10⁻³⁴ J·s. La deuxième possibilité est d’avoir affaire à des bosons, qui ont la particularité de n’avoir que des spins entiers : 0, 1, 2, 3,… avec le même facteur d’échelle que pour les fermions. Pour ceux qui sont rebutés par le langage de la science, on peut dire que derrière la notion de « fermions » se trouve l’idée de particules matérielles dures et impénétrables. D’où une vision du monde comme un jeu de boules de billards qui ne cessent de s’entrechoquer sans jamais pouvoir disparaître. En revanche, derrière la notion de « bosons » se trouve l’idée d’ondes immatérielles qui peuvent se mélanger et se superposer sans aucune limite.

Pour simplifier encore plus le propos, on peut schématiser cela en disant qu’il n’existe que deux choses essentielles : la matière d’un côté et la lumière d’un autre côté. Donc, si la médecine veut se revendiquer de la science elle a le choix de soigner soit avec de la matière (allopathie), soit avec de la lumière (homéopathie). Ceux qui ignorent encore que l’homéopathie est de nature scientifique pourront se référer à mes publications ou mes ouvrages de vulgarisation [2]. Comme chacun pourra aisément le constater, la médecine moderne est totalement polarisée sur le côté matériel des choses aussi bien pour l’allopathie que pour l’homéopathie puisque, dans ce dernier cas, il faut que la lumière soit emprisonnée dans une matière qui peut être de l’eau, de l’alcool ou du sucre. Mais la question se pose aussi de savoir si l’on ne pourrait pas utiliser directement des vibrations lumineuses et pourquoi pas sonores pour faire de la médecine. C’est à ce point précis, bien sûr, que la médecine peut devenir aussi un art grâce à l’emploi de couleurs ou de sons. De manière plus générale on pourrait utiliser d