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L’Arthrose

photo de l'auteur absente
par Marie Madeleine Sinou
( Médecin Homéopathe)


Spécialité de l'article : Rhumatologie

Parution du 2005-04-01   pour la lettre n° 38

L’arthrose affecte tôt ou tard la majorité d’entre nous du fait de l’usage constant de notre corps. L’arthrose se définit comme une maladie articulaire chronique, douloureuse, déformante, non inflammatoire. Elle se caractérise sur le plan anatomique par des destructions du cartilage articulaire et des remaniements osseux, sans modifications biologiques. Elle peut devenir plus ou moins invalidante au fil du temps.

Comme pour tout traitement homéopathique, le ou les remèdes choisis, pour être efficaces, doivent répondre le plus justement à l'ensemble des symptômes présentés par le patient et donc à la notion de similitude.

1/ La douleur et la gêne aux mouvements sont des motifs fréquents de consultation. Leur traitement illustre la notion de modalité en homéopathie. Ainsi par exemple : certains patients parlent de dérouillage articulaire matinal suivi d’une amélioration (Rhus toxicodendron), tandis que d’autres rechignent à tous mouvements (Bryonia). Certains redoutent l’automne (Dulcamara) ou l’humidité(thuya) ou considèrent le grand air et la chaleur comme salvateurs (Causticum), alors que d’autres redoutent la chaleur du lit et apprécient des applications locales froides (Ledum).

Certains se plaignent de douleurs des petites articulations (Caulophyllum), alors que d’autres souffrent de leur colonne vertébrale au niveau cervical ou dorsal haut (Actea racemosa).

Autant de malades, autant de tableaux cliniques différents. Sur ces symptômes locaux, les dilutions homéopathiques employées seront basses ou moyennes (5 à 9 CH), à répéter aussi longtemps que les crises persistent.

2/ Un drainage, tant digestif que rénal ou articulaire, est souvent intéressant. Il se fait à l’aide de remèdes tels que Chelidonium, Berberis, Actea spicata, Equisetum, Raphanus, Formica rufa, etc….. Il vise à remettre en route le métabolisme d’un organisme souvent encrassé et perturbé. Les dilutions employées seront basses (6 DH à 4 CH).

3/ Le traitement de fond est l’apanage de la thérapeutique homéopathique par un médecin. Prennent place ici des remèdes d’origine minérale : Calcarea carbonica, Calcarea fluorica, Natrum sulfuricum, Silicea … ; mais aussi d’origine végétale ou animale : Thuya, Rhododendron, Apis… Le traitement de terrain permet, à long terme, d’envisager, si ce n’est de régénérer quelque peu le cartilage, au moins de ralentir le processus de dégradation articulaire. Les dilutions employées seront alors plus hautes (9 à 15 CH).

Nous sommes prévenus : toute articulation malmenée à l'occasion d’un traumatisme ou de tensions musculaires soutenues par exemple, risque à la longue de s’altérer et de devenir arthrosique. En adjuvant d’une indispensable hygiène de vie, alimentaire et corporelle à redéfinir avec le patient, éventuellement associée à l’usage d’autres thérapeutiques telles que : oligothérapie, acupuncture, ostéopathie, thermalisme, la thérapeutique homéopathique a une place de choix dans la prise en charge de l’arthrose, à court, moyen et long terme.

Docteur Marie-Madeleine SINOU- Saint Mandé

 

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