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Place de L'homéopathie dans la médecine actuelle

photo de l'auteur absente
par Michel Guermonprez
( Médecin Homéopathe)


Spécialité de l'article : Historique et divers

Parution du 2002-11-01   pour la lettre n° 31

        Certains pourraient penser que la place de l’homéopathie est appelée à diminuer au fur et à mesure des progrès des thérapeutiques classiques...
La pathologie néonatale est de mieux en mieux connue et traitée, les maladies infectieuses sont apparemment vaincues par les antibiotiques, les maladies endocriniennes sont contrôlées, la chirurgie a toutes les audaces pour notre plus grand bien. Grâce aux progrès de la thérapeutique, les maladies chroniques ne réduisent plus notre potentiel de vie.

       Pourtant on peut affirmer que, loin de réduire le rôle de l’homéopathie, la médecine classique et l’évolution de nos sociétés post - modernes accroît sa part, et voici comment.
Les enfants absorbent plus du quart des antibiotiques produits, souvent sans indication réelle. On donne aujourd’hui raison aux homéopathes qui le savent depuis longtemps. En effet de nombreuses angines et rhino-pharyngites sont dues à des virus contre lesquels les antibiotiques n'ont aucune action.
Mais qui propose une autre solution, rapide et sans risque ? L’homéopathie seule, avec des moyens simples et peu onéreux, et des remèdes faciles à déterminer.

       Les résultats scolaires sont un sujet d’angoisse – justifiée – des familles. Avant le psychologue, le pédagogue, les classes de soutien… ou de dépotoir, l’homéopathie propose des remèdes, sans équivalent, de l’adaptation scolaire et des troubles bénins du caractère de l’enfant et de l’adolescent. Je n’ai jamais prescrit un Silicea bien indiqué par les symptômes sans faire gagner des places en classe à l’enfant. Car l’homéopathie postule que le corps et l’esprit ne font qu’un et qu’on soigne l’un en se préoccupant de l’autre, dans les deux sens.

        Le surpoids et l’obésité atteignent près de la moitié de la population avec un cortège de maladies métaboliques et de surcharge. La médecine ajoute la charge médicamenteuse à la surcharge alimentaire. L’homéopathie dispose de remèdes qui, certes ne font pas "maigrir", et ne font pas "baisser le cholestérol" mais facilitent la perte de poids et réduisent le risque cardiaque.

        La chirurgie se permet toutes les audaces, mais notre préparation aux interventions et le traitement des suites, qui n'est pas assez souvent mis en œuvre en milieu hospitalier, en modifie l’environnement dans un sens favorable : moins d’appréhension après Gelsemium, moins de problèmes de transit sous Raphanus ou Opium, moins de souffrance hépatique sous Chelidonium, meilleure cicatrisation sous Staphysagria, etc...

        Parmi les maladies chroniques, citons les rhumatisants : il n’existe pas de thérapeutique au long cours non contestée de l’arthrose et les anti-inflammatoires l’aggravent à long terme. Tous les arthrosiques soignés dans la continuité par des homéopathes compétents souffrent de moins en moins. Les autres jamais. On pourrait multiplier les exemples.

        Reste à évoquer les maladies dans lesquelles il semble que l’homéopathie n’ait pas d’indication, par exemple les cancers et le sida. Ou encore ces situations où il existe un traitement sûr et codifié, comme l’athérosclérose et ses conséquences cardio-vasculaires. Prétendre substituer un traitement homéopathique aux moyens classiques serait illusoire. Le rôle de l’homéopathie est pourtant des plus importants dans ces maladies, car si nous ne traitons pas la maladie, nous soignons le malade. Il y a une grande différence entre le cancéreux désespéré, justiciable d’Arsenicum album, et le sidéen qui fait une fixation sur les circonstances de sa contamination, lequel sera amélioré par Thuya. Ajoutons que la toxicité des traitements classiques produit des signes qualifiés de latéraux, indésirables mais inévitables. Le traitement homéopathique diminue leur nocivité et évite la prescription d’antidotes chimiques. Il serait détestable de confiner l’homéopathie dans des indications fonctionnelles ou bénignes où d’ailleurs elle n’obtient pas ses résultats les plus faciles à prouver.

        On ne peut concevoir, dans l’état actuel, une homéopathie en accord harmonieux avec les positions officielles et il me paraît important de maintenir les positions théoriques qui la fondent et d’affirmer son indication dans la presque totalité des cas, seule ou complémentaire. Pourtant, l’évolution des concepts de pathologie générale vers le "tout génétique" rapproche les officiels de notre conception des terrains et des prédispositions.

         En résumé, l’évolution de la médecine favorise la prescription d'homéopathie : chaque fois qu’elle permet d'éviter, avec un résultat souvent meilleur, la prescription de médicaments comportant un risque en eux-mêmes, notamment chez l’enfant, ou encore dans les situations, encore nombreuses, ou aucun traitement classique n’a fait sa preuve et dans les cas chroniques, en complément d’un traitement classique et en respectant celui-ci à des doses raisonnables et pour finir dans les maladies médicamenteuses et pour combattre les effets secondaires des substances chimiques.
Non seulement les homéopathes ne craignent rien des avancées de la médecine mais ils s’en félicitent. Ils constatent que le progrès médical global leur apporte un surcroît de clientèle justifié par une inflation des indications.

      L’ avenir de l’homéopathie est assuré par les progrès mêmes de la médecine.

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