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Liste des articles parus dans la lettre :

L'approche homéopathique des obésités (1ère partie)

Photo de l\'auteur
par Jean Pierre Ruasse
( Médecin Homéopathe)


Spécialité de l'article : Nutrition

Parution du 2003-05-01   pour la lettre n° 33

     Les relations de l’Homéopathie et de l’obésité ont été depuis des décennies assombries par le charlatanisme. Des médecins sans scrupules se sont en effet introduits sur le « marché de la maigritude » en prescrivant des formules complexes au sein desquelles quelques noms d’allure homéopathique avaient pour seul but d’allécher les patients, mais cachaient la présence à haute dose de produits bien « durs » : coupe-faim, diurétiques, extraits thyroïdiens, dont le résultat ne pouvait être que catastrophique, tant pour le moral que pour le physique.
Et pourtant, il est certain qu’une technique visant à rééquilibrer le « terrain » ne peut que susciter un grand intérêt quand il s’agit de faire face à un phénomène global tel que l’obésité, qui réunit inextricablement des éléments physiologiques et psychologiques prenant leur source dans l’association diverse d’un état génétique et de particularités comportementales.

QUELQUES DONNEES MODERNES CONCERNANT LE METABOLISME ENERGETIQUE
      Par quelque bout qu’on le prenne, le problème de l’excès de poids se ramène à un excès des apports énergétiques sur les dépenses.
Or, on peut connaître assez bien le nombre de calories ingérées, mais beaucoup moins bien les dépenses de l’organisme. Et surtout, il faut bien comprendre que ces dépenses sont variables, car chaque individu est non seulement différent des autres, mais différent de lui-même selon, en particulier, son état nutritionnel du moment. Nous avons heureusement la possibilité d’adapter dans une très large mesure nos dépenses à la variation de nos apports alimentaires et de notre activité.

    Très schématiquement, nos dépenses se classent en quelques grands chapitres :

  • les dépenses de repos (car, même lorsque nous dormons, il faut bien que certaines fonctions (glandulaires, cérébrales, cardiaques, respiratoires, etc.) continuent, et cela coûte de l’énergie
  • les dépenses de synthèses, pour le renouvellement permanent de nos tissus
  • les dépenses de lutte contre le froid et le chaud, pour maintenir notre température centrale (en langage scientifique : thermogenèse et thermolyse)
  • les dépenses liées à l’acte alimentaire lui-même, variables selon les nutriments (élevées pour les protéines et très faibles pour les graisses) et aussi selon l’état émotif particulier lié au fait de manger
  • les dépenses d’activité, qu’il s’agisse d’activité physique spontanée ou de celle demandée par une action précise.

      Or, toutes ces dépenses sont modulables afin de maintenir le poids stable. Autrement dit, l’organisme augmente ou diminue son « rendement » selon que les apports alimentaires diminuent ou augmentent, ou qu’à l’inverse son activité augmente ou diminue.
Cette capacité d’adaptation, en particulier à la pénurie, et tout spécialement à cette pénurie que constitue un régime « amaigrissant » explique les habituels échecs à long terme des tentatives de perte de poids à l’aide de la simple diminution des apports caloriques.

(suite dans la lettre 34)

L'approche homéopathique des obésités (2ème partie)


ortrait présumé du général toscan Allessandro del Borro

ortrait présumé du général toscan Allessandro del Borro

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