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Vous avez dit cannabis ?

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par Alain Horvilleur
( Médecin Homéopathe à Lyon)


Spécialité de l'article : Drogue, alcool, dépendances

Parution du 2007-05-01   pour la lettre n° 45

     Poison de l'esprit ou substance récréative ?

           Avec 3 millions de fumeurs le cannabis est le produit psychotrope le plus utilisé en France. Sa consommation occasionnelle concerne 45,2 % des filles et 55,7 % des garçons de 18 ans. L'Académie Nationale de Médecine, l'Académie Nationale de Pharmacie, l'Ordre National des Médecins, l'Ordre National des Pharmaciens ont publié un communiqué commun le 22 octobre 2002 sur les drogues illicites et notamment le cannabis. D'autres organismes, comme la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, multiplient les rapports circonstanciés sur ce sujet. Tous sont d'accord : le cannabis est dangereux, malgré ce que certains en disent.

         Les effets recherchés par les consommateurs sont variés : stimulation intellectuelle, déconnexion des soucis quotidiens, sensation de bien-être. Cependant les données acquises de la science permettent de souligner des effets négatifs. La prise de cannabis altère de manière passagère et réversible les performances intellectuelles : troubles de la mémoire, inhibition de la volonté, mauvaise appréciation du temps et de l'espace, sans compter le risque de voir surgir, chez les personnes fragiles, des problèmes psychiques latents. Le cannabis facilite également le passage à l'acte répréhensible et peut expliquer un certain nombre de conduites négatives sur le plan social. Il est vraisemblable que les petites impolitesses de la vie quotidienne, le manque de respect et autres incivilités soient partiellement en rapport avec sa consommation. Il est, en outre, impliqué dans 12 à 17 % des accidents de la route, tous âges confondus.

Les effets chroniques chez les consommateurs réguliers se résument en un état de démotivation. Apathie, désintérêt, perte de la capacité de projection dans l'avenir, manque d'ambition, diminution de l'efficience intellectuelle, intolérance aux frustrations, sont au rendez-vous. C'est un facteur d'échec scolaire et d'instabilité professionnelle, avec risque de désinsertion sociale progressive.

             La consommation occasionnelle se fait le plus souvent en groupe pendant les moments de loisir. Cette initiation est en quelque sorte vécue comme un rite de passage. Certains s'en tiennent à cet usage "récréatif", alors que d'autres ont une tendance compulsive à renouveler l'expérience de façon régulière et fréquente. A ce titre l'OMS, considère qu'on est gros consommateur à partir de cinq cigarettes par jour.

En plus de son action sur le mental le cannabis a des effets physiques. Il provoque souvent une rougeur des yeux, des bourdonnements d'oreille, une augmentation de la fréquence et du débit cardiaque, une toux sèche, une bouche sèche, une stimulation de l'appétit, une effet de relaxation sur les muscles, une altération de la coordination des mouvements, un perturbation du système immunitaire, une légère diminution de la production hormonale, quelques effets cancérigènes, une action négative sur le foetus, en particulier une diminution du poids de naissance d'environ 100 grammes.

          L'aide de l'homéopathie

            L'homéopathie est à même de faciliter le sevrage des personnes qui le demandent. Prendre ou donner trois granules trois fois par jour pendant trois mois de l'un (ou plusieurs) des médicaments suivants :

  •   Pour lutter contre la démotivation : Phosphoricum acidum 9 CH.
  •   Pour faire le deuil du cannabis, autrement dit accepter de ne plus en prendre : Ignatia amara 9 CH.
  •   Pour lutter contres les effets du cannabis sur l'état général : Nux vomica 9 CH.
  •   En cas d'hallucinations dues à l'usage constant de la drogue : Stramonium 9 CH.
  •   En cas de perte du sens moral : Anacardium orientale 9 CH.

        Bien entendu le recours à un médecin est indispensable au moindre doute.

         Recommandations :

       Si vous abordez le sujet du cannabis avec quelqu'un faites le calmement, sans condamnation directe. Montrez seulement que vous connaissez le dossier et dites vous que, lui aussi, connaît les effets délétères car les jeunes en parlent entre eux. Bien sûr n'approuvez pas, même pas l'effet récréatif occasionnel. Ne vous laissez pas convaincre par les déclarations sur l'innocuité. Le cannabis est tout sauf banal et rassurant.

 

Les Cannabinacées


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