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Liste des articles parus dans la lettre :

L'Homéopathie à la l'écoute de l'enfant

photo de l'auteur absente
par François Gassin
( Pédiatre )


Spécialité de l'article : Pédiatrie

Parution du 2008-02-01   pour la lettre n° 48

« L’homéopathie à l’écoute de l’enfant », c’est le titre de l’ouvrage du Docteur Herman LEDUC - pédiatre homéopathe belge – médecin peut-être trop méconnu, voire oublié (Éditions Didier Hatier, Bruxelles – Paris, 1986, 552 pages).

J’ai, personnellement, beaucoup appris dans cet ouvrage, pourtant destiné au « grand public ». Le docteur LEDUC nous apporte d’abord ses conceptions « philosophiques » sur la maladie, ses origines et sa signification et aussi tout un foisonnement de schémas théra-peutiques (homéopathiques) issus de sa longue pratique.

Pourquoi « l’homéopathie à l’écoute de l’enfant ? » mais c’est, bien sûr, le médecin qui est à l’écoute de l’enfant pour lui permettre de bénéficier du meilleur traitement homéopathique possible. Pour cela, il faut apporter à l’enfant malade l’attention maximale à sa personne, dans son intégralité, son originalité et son unicité.
Le peut-on toujours ? Le médecin homéopathe d’enfants n’est-il pas facilement à l’écoute du (des) parent(s), à l’écoute de son propre discours, voire de ses matières médicales ou de ses répertoires ?
Les médecins homéopathes, comme tous leurs confrères, « soignent » mais entendent-ils toujours le discours de l’enfant qu’ils soignent ? Quelques pistes de réflexions, d’abord autocritiques, m’ont été inspirées par ma propre pratique. En voici quelques unes, en résumé, que je propose à tous et d’abord à nos jeunes confrères médecins généralistes ou pédiatres présents au congrès de LA CIOTAT 2007.

LE NOURRISSON

Le nourrisson n’est pas sensé comprendre les paroles prononcées entre ses parents et le médecin, cependant il est extrêmement sensible au « climat » de la consultation et tente de faire entendre sa demande, avec ses propres moyens.

Possibilités « techniques » chez le nourrisson

Le nourrisson ne parle pas mais il investigue et réagit… Laissons-le se conduire à sa manière, ce qui nous révèlera beaucoup sur sa relation avec sa mère et sur sa confiance en lui-même. Notre démarche thérapeutique en sera éclairée.

L’ENFANT

L’enfant plus grand peut nous déranger lorsque nous parlons avec sa mère : il intervient, il touche à tout, fait des commentaires sur tout ou alors, inhibé, il nous fixe les yeux grands ouverts, ou détourne la tête ou encore, négativiste, il s’oppose et rend l’examen parfois très difficile.
Un humoriste a dit que la médecine serait plus agréable sans les malades, la pédiatrie serait-elle plus efficace sans les enfants ?

Recette technique inspirée par D. W. Winnicott, « le squiggle » se situe entre le gribouillage et le dessin : on demande à l’enfant de faire, à tour de rôle avec l’examinateur, des traits sur le papier, au hasard, comme ça vient, pour aboutir à quelque chose : un dessin.
Ce qui est intéressant, ce n’est pas le « squiggle » en tant que technique, mais la facilitation de la communication : le médecin et l’enfant sont à égalité en partageant la même activité « ludique ».

L’ADOLESCENT

Accéder à la force physique, à la puissance sexuelle, faire des études (brillantes), avoir un métier, voire y exceller, c’est détrôner les parents, prendre leur place, les pousser dans la vieillesse et la mort : fantasme à double tranchant !

Considérations techniques
L’adolescent a surtout besoin qu’on l’écoute, un interlocuteur valable qui accueille avec intérêt ce qu’il dit : que l’on soit prêt à apprendre quelque chose de lui ! Alors il pourra, probablement, accepter quelque chose du monde adulte et même de ses parents (ou du médecin homéopathe ?)


La douleur chez les enfants

La douleur chez les enfants

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