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L'Herpés

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par Catherine Gaucher
( Docteur dermatologue à La Roche-Posay)


Spécialité de l'article : Dermatologie (acné,rosacée, cicatrices, herpès)

Parution du 2008-05-01   pour la lettre n° 49

L’herpès ou « bouton de fièvre » est une maladie habituellement bénigne dont le caractère récidivant exige le plus souvent un traitement de terrain afin d’éviter les poussées parfois très gênantes, voire invalidantes dans la vie courante. Témoin cette jeune fille de 18 ans qui avait renoncé à pouvoir passer des concours et des examens car le trac de l’épreuve lui provoquait invariablement une poussée d’herpès situé dans la paume de la main droite, accompagné de violentes douleurs tout le long du nerf radial jusqu’au coude, et de ganglions au coude et à l’aisselle ; bien sûr, elle était droitière et il lui devenait absolument impossible de tenir un stylo encore moins d’écrire ! Tous les traitements classiques étaient sans effet sur la prévention des poussées ; seul un traitement homéopathique de fond en est venu à bout en quelques mois.
Cette maladie peut devenir mortelle pour des organismes peu résistants (bébés ou malades sous traitement immunosuppresseurs) car elle peut alors atteindre le système nerveux central, d’où la nécessité de prendre des précautions particulières avec les bébés et les femmes enceintes.
Enfin, l’herpès est une maladie sexuellement transmissible (MST) et à ce titre doit faire l’objet d’une information précise, particulièrement chez les jeunes et les adolescents.

DEFINITIONS
Maladie de la peau et des muqueuses dûe au virus herpès (Herpes Simplex Virus ou HSV), dont il existe deux types (HSV 1 et HSV 2) classiquement responsables de deux formes cliniques différentes : la forme oropharyngée (ou plus largement toute lésion située au-dessus de la ceinture) plus souvent liée à HSV 1 et la forme génitale (ou toute lésion située au-dessous de la ceinture), plus souvent liée à HSV 2. Cette distinction tend à s’estomper avec le temps, 80 % de la population générale étant maintenant infectée par le virus. Les deux types de virus ont de plus en plus tendance à se localiser n’importe où sur le corps. On distingue bien sûr encore la primo-infection herpétique (premier contact avec le virus) et les récurrences herpétiques (poussées d’herpès), qui ont des aspects cliniques bien différents. Le traitement officiel repose sur les antiviraux, pas toujours efficaces et très coûteux, et sur la prescription de vitamine C et de soins locaux. Le traitement homéopathique repose sur le traitement du terrain associé au traitement de la poussée. Les personnes sensibles et réactives auront particulièrement intérêt à se tourner vers ce type de traitement, généralement très efficace chez elles.

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TRAITEMENT HOMEOPATHIQUE DE L’HERPES

Il est préférable de faire appel à un médecin homéopathe d’expérience pour déterminer le traitement de terrain le mieux adapté, car il peut être difficile de garder le recul nécessaire pour trouver soi-même le ou les médicaments auxquels nous sommes sensibles. Par contre, la détermination du ou des médicaments de poussée herpétique peut être une auto-médication en attendant le rendez-vous du spécialiste.
Le traitement homéopathique comprend 4 étapes :
- traitement de terrain : c’est le plus important et le plus régulièrement efficace, parfois de façon spectaculaire. En effet, ne fait pas d’herpès qui veut et comme l’a bien dit Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ». On retrouve l’indication de toutes les diathèses (définition du terrain propre à l’homéopathie), mais principalement :

  •   la sycose, effet secondaire des nombreuses vaccinations, des additifs alimentaires, des contraceptifs oraux et des infections génitales à répétition : THUYA OCCIDENTALIS, NATRUM SULFURICUM (lèvres et vulve), CAUSTICUM (vulve) en seront les principaux chefs de file
  •   le tuberculinisme plus fréquent chez l’enfant, qui présente des localisations faciales et buccales préférentielles : NATRUM MURIATICUM (lèvres et anus), SULFUR IODATUM (lèvres et menton), SILICEA (lèvres, suppuration facile), TUBERCULINUM
  •   la psore chez les adolescents et les adultes, qui présentent plus souvent des localisations génitales et fessières : SULFUR, GRAPHITES (anus), HEPAR SULFUR (tendance surinfection) , LYCOPODIUM (commissures et anus), PSORINUM (périodicité, hiver, alternances morbides), SEPIA (lèvres, menton, vulve, plis de flexion)
  •   la luèse (ou luétisme), qui semble augmenter depuis l’arrivée du Sida : MERCURIUS (vulve), LUESINUM, KREOSOTUM
  •   les isothérapiques de sang menstruel, de sang du malade, d’urines et de liquides de vésicules ont eu leurs succès, mais nous n’en avons pas personnellement l’expérience, le traitement de terrain seul venant le plus souvent à bout du problème.

- traitement des causes déclenchantes :

  •   traitements immunosuppresseurs, intoxications : donner le toxique dilué dynamisé
  •   chocs nerveux : IGNATIA , GELSEMIUM, ARNICA
  •   infections immunodéprimantes (grippe, mononucléose infectieuse…) : INFLUENZINUM, PYROGENIUM, ENTEROCOCCINUM, MORBILLINUM…
  •   éthylisme : NUX VOMICA, ZINCUM METALLICUM, RANUNCULUS BULBOSUS

- traitement symptomatique :

  •   VACCINOTOXINUM en hautes dilutions, soit au début d’une poussée soit en prises espacées deux fois par mois entre les poussées
  •   ANAGALLIS ARVENSIS : éruption de vésicules en bouquet (cf photo sur le site)
  •   ARNICA, RANUNCULUS BULBOSUS (contenu hématique), CANTHARIS, MERCURIUS, RHUS TOX, APIS MELLIFICA en première intention
  •   ARSENICUM ALBUM en cas d’aggravation (chercher l’amélioration par les applications chaudes)
  • o Lèvres et péribuccal : MEZEREUM, RHUS TOX
  • o Vulvaire : DULCAMARA (prémenstruel), KREOSOTUM, PETROLEUM
  • o Anal : BERBERIS VULGARIS, CROTON TIGLION, PETROLEUM
  • o Oculaire : PRUNUS SPINOSA (névralgies), RANUNCULUS BULBOSUS (cornée)
  • - traitement local : crèmes et antiseptiques liquides le plus possible non agressifs (l’extrait de pépin de pamplemousse par exemple) ; les huiles essentielles et les crèmes antivirales classiques peuvent parfaitement s’associer aux traitements homéopathiques dont ils complètent l’action.


LES RESULTATS
Nous avons traité à La Roche Posay en douze ans plus de 300 cas d’herpès. Tous ont été traités par homéopathie. Seuls cinq cas ont reçu un traitement antiviral par voie orale ; tous les autres n’ont reçu que le traitement local associé au traitement homéopathique. Les résultats sont probants : espacement ou disparition totale des poussées d’herpès, quelle que soit la localisation, en quelques mois (en moyenne trois à six mois) de traitement de fond (remèdes symptomatiques quotidiens et une dose de remède de fond hebdomadaire).

EN CONCLUSION
L’herpès est devenu un problème de santé publique dans les pays industrialisés surtout depuis quelques années avec la survenue de rapports sexuels de plus en plus tôt chez les adolescents. Sa prévention est devenue essentielle. Une information précoce est souhaitable, donc, en résumé : attention à qui et où vous embrassez !!
 

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